C'est toujours amusant de voir a
posteriori comment on imaginait le futur il y a 10, 20 ou 30 ans. En filigrane,
d'ailleurs, ça donne des idées sur l'humeur, optimiste ou pessimiste, de
l'époque. Il est frappant en outre de remarquer que, pessimistes ou optimistes,
une bonne partie des prévisions d'alors se retrouve souvent dans la réalité
d'aujourd'hui.
Dans le film Knowledge Navigator réalisé en 1987, Apple se projette en 2010, et nous présente une tablette connectée au web (qui n'existait pas à l'époque), avec interface tactile, vidéo-conférence, et interaction par dialogue vocal.
Je suis depuis le début de la semaine aux
prises avec des problèmes de tuyauterie bouchée, et je peux vous garantir que
c'est particulièrement pénible. Tant du point de vue pratique, qu'olfactif, que
nerveux. Alors le moment est propice à une réflexion un peu plus légère.
Tout
formateur à la prise de parole en public connait ce chiffre : le vrai message
qu'on reçoit d'un orateur n'est constitué que pour une part infime par les mots
utilisés. La façon de les dire, de prononcer son discours, et au-delà de parler
avec son corps, constituent dans les 90 % de ce qui est reçu par
l'auditoire.
Parfois on lit un article dans un journal fort
sérieux, on écoute/regarde une émission de radio ou télé qui fait référence.
L'article ou l'émission se trouve traiter d'un sujet qu'on connait bien. Et on
lit ou on entend une énormité. Voire une hénaurmité.