Rien de plus simple, répondra chacun : je tape l'adresse dans mon navigateur web. Certes, mais où précisément ? Car figurez-vous que même si les développeurs de tous les navigateurs se sont cassé la tête à peaufiner un champ pour vous permettre de saisir les adresses des sites — je parle de ça :

Même donc si ce champ existe, nombre d'internautes ne l'utilisent pas. Ils utilisent à la place... Google. Qui est souvent d'ailleurs leur page d'accueil.

Cette confusion entre un site et le résultat d'une recherche Google sur l'adresse de ce site a, pour l'internaute, des avantages et des inconvénients.

Au rayon des avantages, le premier est certainement qu'elle offre une vision simplifiée du monde : pas besoin de connaître les notions de site, d'adresse, et leurs différences; ni les différences entre un site en général et un moteur de recherche, ou encore entre le Web et la vision que Google en donne. (Nul mépris de ma part ici. Une telle simplification peut être utile aux débutants. La dépasser est clairement une bonne chose, mais peut-être pas forcément nécessaire à tous.)

Un autre avantage, universel celui-ci, est qu'elle permet une certaine imprécision. Si par exemple je ne me souviens plus si le site de la FCPE est www.fcpe.fr ou www.fcpe.org, voire www.fcpe.com (en fait c'est www.fcpe.asso.fr), je peux demander à Google de m'aider en lui soumettant juste fcpe.

L'inconvénient, hormis que passer par Google demande un clic de plus, et qu'une confusion non consciente est rarement un avantage, est qu'on ne peut tout simplement pas accéder ainsi à toute la partie de la Toile inconnue de Google (ce que j'appelle le Web Off). Et pourtant, on a l'adresse du site sous la main !! Essayez par exemple d'aller sur le site www.reine-lepineux.fr en passant par Google : ce site existe depuis quelques jours seulement, aucun travail de référencement n'a encore eu le temps de porter ses fruits, donc pour Google il n'existe pas.


Sur ce sujet, deux trucs lus/vus récemment :

  • Lu sur le site Ecrans de Libération : Le jour où Google s'arrêta. L'article se conclut sur un commentaire relevant que même si Google était en panne, ça ne verrouillait pas la Toile : il était toujours possible de taper l’adresse manuellement ...pour ceux savent le faire, donc !
  • Une revue de quelques autres moteurs de recherche sur le site de Télérama, qui pour accéder à l'un d'entre eux... tape son nom dans le champ de recherche de Google !