Heureusement, la lecture plus attentive de l'affiche, ou encore du site de l'AFSSAPS, donne la clé. En deux lignes :

QUAND LA PÂTE DE HENNÉ A UNE TEINTE BRUN-ORANGÉ = PAS DE RISQUE
QUAND ELLE EST NOIRE = DANGER

L'explication, tant du critère de couleur, que de la toxicité de la pâte noire, est la suivante : certains tatoueurs ajoutent de la paraphénylènediamine pour colorer la pâte en noir. Cette substance, qui est utilisée mais à des doses plus faibles dans les teintures pour cheveux ou pour vêtements, ainsi que dans certains plastiques, peut provoquer des eczémas qui se déclarent quelques jours ou semaines après le tatouage. Ce qui explique pourquoi un test sur la peau juste avant le tatouage n'est pas concluant. De surcroît, les tatouages toxiques peuvent aussi entraîner des allergies irréversibles, qui empêcheraient les enfants atteints de porter certains vêtements, par exemple...

Et comme je m'en doutais à cause du caractère artisanal, voire fait à la maison, du stand tenu par cette mère d'élève, sa pâte est brun-orangé. Donc tout va bien.

Et c'était d'ailleurs amusant de voir, dans les deux semaines qui ont suivi, combien de (plus ou moins) jeunes filles du quartier portaient un tatouage...